Impact Investing, comment ça ?

L’investissement d’impact intéresse davantage chaque année et son montant ne cesse d’augmenter. Les investisseurs sont plus en plus demandeurs de ce genre d’investissement, qu’on appelle également impact investing. Fin 2016, c’est près de 248 milliards de dollars qui sont dépensés en impact investing, selon le GSIA soit près de 40% de plus qu’en 2015. Mais qu’est-ce que l’impact investing signifie réellement ?

Le Global Impact Investing Network définit l’impact investing comme les investissements faits dans les entreprises, les organisations et les fonds avec l’intention de générer des impacts environnementaux et sociaux en même temps qu’un rendement financier ». Il existe deux manières de pratiquer l’impact investing :

- via l’impact investment funding, où l’on opte pour un véhicule géré par un professionnel qui a une foule de participation,

- via un investissement direct dans une société à caractère social ou environnemental.

Ces investissements se font souvent grâce à des actions non cotés. Il s’agit très souvent d’investissement de long terme. Il existe également ce qu’on appelle les contrats à impact social (CIS), qui nécessitent un opérateur social, un investisseur et un tiers payeur, et qui servent à financer des programmes sociaux.

Né en 2017 aux Etats-Unis, le concept d’impact investing ne cesse de séduire. Il semble que la génération des Millennials (personnes nées entre les années 80 et 2000) se soucient davantage du coté social et environnemental de leurs investissements. En effet, d’après une récente étude de Morgan Stanley, ils sont très engagés dans l’impact investing. L’étude montre que 75% des professionnels interrogés pensent que leurs investissements pourraient avoir un impact sur le changement climatique et 84% sur les disparités socio-économiques. D’un point de vue financier, les rendements ne sont pas plus bas que ceux des obligations dans l’environnement actuel. Il a même été montré qu’en période de crise financière, l’impact investing est moins touché que d’autres classes de produits.

En réponse, les banques et autres institutions financières s’adaptent de plus en plus : UBS, Deutsche Bank, Morgan Stanley et Blackrock ont tous créé des fonds ou des divisions consacrées à l’impact investing durant ces dernières années. Zurich Insurance a annoncé en Novembre dernier vouloir doubler le montant de ses investissement d’impact et établir de nouveaux objectifs d’impact innovant.

Selon la majorité des professionnels, il reste tout de même un effort à faire pour « éduquer » le marché sur ces investissements, et sur les risques encourus. La plus grande difficulté de l’impact investing est de prouver la réalité de ses impacts, et donc de les définir précisément en amont et de les évaluer par la suite. Il existe encore aujourd’hui de nombreux débats sur quels indicateurs, critères et méthodologies adopter pour y parvenir.

N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur l’impact investing.

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